Publié par : thiaski | décembre 11, 2017

Les changements climatiques affectent le monde rural

 

 

Cimat

Le monde rural vit des moments difficiles. Cette année, il n’a presque pas plu. Le couvercle végétal qui était déjà médiocre s’est vite épuisé sous la pression d’un cheptel de plus en plus affamé. La transhumance vers les pays voisins, le Mali et le Sénégal a recommencé. Des bêtes en loques traînent leurs pattes sur des pistes incertaines, à la quête du moindre pâturage. Dans certains endroits, pas une graine de céréales n’a été récoltée. Les familles sont durement éprouvées. Les changements climatiques sont la principale cause de ce dysfonctionnement. Dans le sahel, Il n’existe plus qu’une seule saison. La saison sèche qui est de plus en plus chaude que d’habitude. Alors que faire pour résister à ce phénomène ? Des solutions sont avancées pour minimiser les effets des changements climatiques.

Au niveau mondial, le protocole de Kyoto est un accord international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et qui vient s’ajouter à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis 1995. L’accord de Paris est le premier accord universel sur le climat. Il fait suite aux négociations qui se sont tenues lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) en 2015.

En Afrique, La Grande Muraille Verte tente d’arrêter grâce à la plantation d’arbres l’inexorable progression du Sahara.  Une barrière de forêts de 7 000 kilomètres pour endiguer la progression du sable et faire reculer le désert. Ce projet ambitieux lancé il y a huit ans devait mobiliser onze pays africains.

Mais partout sur la planète les pesanteurs culturelles aggravent la situation. La perpétuation des mêmes coutumes ancestrales, la répétition des mêmes pratiques, des mêmes gestes que d’il y a des millénaires ont été fatale. Le bûcheron coupe toujours des arbres de la même façon, le cultivateur sème la même espèce à la même saison et utilise les mêmes outils obsolètes. Le berger élève la même race sur les mêmes espaces… Résultat, des forêts entières ont été ravagées, les sols épuisées, le cheptel décimé. Il faudra changer les mentalités, les us et coutumes pour survivre aux changements climatiques. Se baser sur la recherche scientifique serait nécessaire pour trouver des solutions durables. Il faudra faire vite avant qu’il ne soit trop tard.

Yero Ndiaye

 

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Publié par : thiaski | novembre 22, 2017

Mauritanie-Iles Canaries, des relations exemplaires

 

Le Musée National  a abrité le 21 Novembre, une importante conférence sur « les relations historiques entre la Mauritanie et les Iles Canaries », organisée par l’Ambassade d’Espagne en Mauritanie en collaboration avec l’Office National des Musées de Mauritanie.

Le Professeur German Santana de l’Université de Las-Palmas et le chercheur mauritanien Sidi Haiba ont démontré que les contacts entre mauritaniens de la côte de l’Atlantique et les canariens remontent dans la nuit des temps.  « Ces rapports sont tellement anciens qu’on a aujourd’hui des difficultés de les dater avec précisions » ont-ils affirmé. Dans la périodes préhistoriques,des similitudes   des pratiques culturelles entre les deux peuples ont été notéés. Par exemple des poupées de la fécondité, des sanctuaires de sacrifices, les mêmes motifs décoratifs, témoignent d’une osmose civilisationelle  qui s’est faite bien avant l’arrivée des européens sur les berges de l’Océan Atlantique.

Dans la période moderne, les relations entre les Iles Canaries et la Mauritanie sont rendues possible par le biais de la pêche. Les pêcheurs canariens ont toujours exercé librement le long de nos côtes. Ceci a favorisé un échange de technologies et de méthodes de captures avec les Imraguens. On trouve encore dans le Bandarguin des embarcations de types canariens.  Il a été aussi souligné que pendant la guerre civile espagnole, beaucoup de canariens sont venus s’installer à Nouadhibou. Parmi ces réfugiés, il y avait également des Hommes politiques qui avaient fui la diactature de Franco. Des témoins ont fait remarquer  qu’à cette période les rares épiceries, les garages mécaniques et les ateliers de menuiseries étaient tenus par des canariens qui ne quitteront le pays qu’à la faveur de l’apparition de la monnaie nationale l’Ouguiya en 1973 et l’éclatement de la guerre du Sahara deux ans plus tard. Aujourd’hui , d’après nos conférenciers, plus de trois milles mauritaniens vivent aux Iles Canaries. Ceux qui font l’aller-retour entre les deux parties sont estimés à près de dix milles personnes.  C’est un secret de polichinelle,  beaucoup d’hommes d’affaires  et de mauritaniens riches ont des maisons à Las – Palmas. Certaines grandes sociétés nationales et internationales en Mauritanie y ont des bureaux. Les entreprises mauritaniennes et canariennes avaient l’habitude de se rencontrer périodiquement sous l’impulsion de « PROEXCA », l’Agence pour la coopération extèrieure canarienne. Il semble que ces dernières années, cet élan a été très fortement amoindri. De même la compagnie Binter Canarias avait ouvert en 2007 une ligne directe entre Nouakchott et Las- Palmas. Là aussi  la réussite n’a pas été au rendez – vous. Il s’y ajoute qu’il y a beaucoup à faire dans le domaine de la recherche universitaire  pour favoriser des études et des articles sur les relations séculaires entre la Mauritanie et les Iles Canaries…

Cette riche conférence qui a drainé un public nombreux s’est prolongée avec  un concert de musique traditionnelle canarienne avec le fromage made in Canaria. Il ne manquait que la petite pomme de terre spécifique des Iles Canaries accompagnée de la sauce épicés  qui fait là-bas,  le bonheur des touristes.

Yero Ndiaye

 

 

Publié par : thiaski | novembre 22, 2017

Mauritanie-Iles Canaries, des relations exemplaires

 

20171120_19351520171120_211245Le Musée National  a abrité le 21 Novembre, une importante conférence sur « les relations historiques entre la Mauritanie et les Iles Canaries », organisée par l’Ambassade d’Espagne en Mauritanie en collaboration avec l’Office National des Musées de Mauritanie.

Le Professeur German Santana de l’Université de Las-Palmas et le chercheur mauritanien Sidi Haiba ont démontré que les contacts entre mauritaniens de la côte de l’Atlantique et les canariens remontent dans la nuit des temps.  « Ces rapports sont tellement anciens qu’on a aujourd’hui des difficultés de les dater avec précisions » ont-ils affirmé. Dans la périodes préhistoriques,des similitudes   des pratiques culturelles entre les deux peuples ont été notéés. Par exemple des poupées de la fécondité, des sanctuaires de sacrifices, les mêmes motifs décoratifs, témoignent d’une osmose civilisationelle  qui s’est faite bien avant l’arrivée des européens sur les berges de l’Océan Atlantique.

Dans la période moderne, les relations entre les Iles Canaries et la Mauritanie sont rendues possible par le biais de la pêche. Les pêcheurs canariens ont toujours exercé librement le long de nos côtes. Ceci a favorisé un échange de technologies et de méthodes de captures avec les Imraguens. On trouve encore dans le Bandarguin des embarcations de types canariens.  Il a été aussi souligné que pendant la guerre civile espagnole, beaucoup de canariens sont venus s’installer à Nouadhibou. Parmi ces réfugiés, il y avait également des Hommes politiques qui avaient fui la diactature de Franco. Des témoins ont fait remarquer  qu’à cette période les rares épiceries, les garages mécaniques et les ateliers de menuiseries étaient tenus par des canariens qui ne quitteront le pays qu’à la faveur de l’apparition de la monnaie nationale l’Ouguiya en 1973 et l’éclatement de la guerre du Sahara deux ans plus tard. Aujourd’hui , d’après nos conférenciers, plus de trois milles mauritaniens vivent aux Iles Canaries. Ceux qui font l’aller-retour entre les deux parties sont estimés à près de dix milles personnes.  C’est un secret de polichinelle,  beaucoup d’hommes d’affaires  et de mauritaniens riches ont des maisons à Las – Palmas. Certaines grandes sociétés nationales et internationales en Mauritanie y ont des bureaux. Les entreprises mauritaniennes et canariennes avaient l’habitude de se rencontrer périodiquement sous l’impulsion de « PROEXCA », l’Agence pour la coopération extèrieure canarienne. Il semble que ces dernières années, cet élan a été très fortement amoindri. De même la compagnie Binter Canarias avait ouvert en 2007 une ligne directe entre Nouakchott et Las- Palmas. Là aussi  la réussite n’a pas été au rendez – vous. Il s’y ajoute qu’il y a beaucoup à faire dans le domaine de la recherche universitaire  pour favoriser des études et des articles sur les relations séculaires entre la Mauritanie et les Iles Canaries…

Cette riche conférence qui a drainé un public nombreux s’est prolongée avec  un concert de musique traditionnelle canarienne avec le fromage made in Canaria. Il ne manquait que la petite pomme de terre spécifique des Iles Canaries accompagnée de la sauce épicés  qui fait là-bas,  le bonheur des touristes.

Yero Ndiaye

 

 

 

Françoise DexmierPour sa première sortie en Mauritanie, le film « l’âme silencieuse » de Françoise Dexmier  a fait très forte impression le 17 octobre passé à l’Institut Français de Mauritanie. La seule salle de Cinéma qui existe encore dans ce pays était archicomble. Le film superbement réalisé met en scène les rapports entre  un jeune artiste mauritanien, Oumar Ball  avec son milieu naturel, avec son environnement socioculturel ou pour parler comme Senghor, son royaume d’enfance. La caméra met en gros plan des objets, des moments et des événements  de la vie quotidienne avec leurs  mouvements et leurs vibrations. Rien n’est figé, tout bouge. L’œuf qui éclore, le linge qui sèche aux quatre vents,  les mouvements du pinceau sur la toile, Les querelles incessantes de la basse cour, Les allées et venues dans la rue adjacentes,  …. Peu de mots, beaucoup de rythmes, une poésie qui  se déclame avec élégance jusque dans les regards et les gestes  des différents acteurs.  Les rares fois qu’on entend la voix de la réalisatrice sont des occasions de sonder le tréfonds de l’artiste. En effet comment descendre dans l’intimité d’une personne aussi timide et si avare  en parole comme Oumar Ball ? Françoise Dexmier l’a réussi avec art et maîtrise.

Cependant le film est difficile à classer. Apriori, on croirait à un documentaire sur la vie et l’œuvre d’un artiste peintre dans sa simplicité  existentielle et dialectique. Mais  la narration est limitée à quelques questions de précision sur sa pratique  en relation avec  le monde extérieur. La réalisatrice ne se focalise pas sur un seul objet – le protagoniste de l’histoire en l’occurrence – elle met en exergue plusieurs réalités, ouvre plusieurs brèches qui captivent  l’esprit et aiguisent la curiosité. Au finish on sort de cette salle  avec une morale mais également avec d’autres questionnements et maintes énigmes à résoudre. N’est ce pas là le propre de la fiction ?  Les échanges avec la  réalisatrice et le personnage principal  ont démontré  que  les spectateurs ont passé un véritable moment de bonheur. Beaucoup étaient émus et surpris du fait de l’intensité du film et pour ceux qui ne connaissaient pas Oumar, Ils ont découvert un artiste talentueux  qui avec des matériaux dérisoires  de son milieu naturel, arrive à faire quelque chose de beau.

Françoise Dexmier, sur sa démarche et le film

Je suis plasticienne à la base je ne fonctionne pas comme les autres réalisateurs.  J’aime bien montrer le côté positif  par exemple d’un pays et des gens parce qu’il y a des choses qui ne vont pas bien partout. Et j’ai envi de montrer qu’il ya des gens qui ont du talent, qu’il ya des choses vraiment positive. Je me focalise sur le positif pour peut être générer d’autres  choses positives et de bons moments comme on a vécu l’autre soir car c’est fait pour apporter du bonheur. C’est dans cet  élan que j’ai rencontré Oumar et j’ai vu qu’il est aussi dans cette démarche de vouloir montrer à la fois là où il est , l’âme des animaux, les natures mortes, il les rend vivantes, en somme il veut montrer qu’en Afrique il ya de belles choses parce qu’ on voit tout le temps qu’en Afrique il ya des problèmes mais il est temps de montrer que dans ce continent , il y a aussi des gens qui ont du talents alors c’est sur ce côté-là qu’on s’est retrouvé, de montrer l’âme,  l’essence  des choses, le côté simple qui peut apporter un bonheur. En se servant de cette réalité quotidienne on peut aller plus loin du point de vue philosophique pour réfléchir sur le sens de la vie. J’ai un regard macro c’est-à-dire  de proximité, j’aime le regard intérieur et intimiste du coup c’est beaucoup de gros plans sur les choses, sur les gens et j’attends que tout le monte se sente à l’aise. Je ne  cherche pas à violer l’intimité des gens, j’attends à ce  qu’il y ait  l’accord de tout le monde pour aller vers l’autre et dans son acceptation. Et je voulais monter que pendant qu’on était  là tranquillement, Oumar entrain de peindre et moi entrain  de chercher la poésie du monde autour, il ya le monde  complètement fou qui continuait d’exister alors pour ne pas déranger ce silence j’ai décidé de faire comme les bandes de CNN pour pointer du doigt  les événements qui se passent en même temps. Pendant qu’on réalisait le film, la guerre au Mali faisait rage alors il fallait que je dénonce l’Homme qui s’autodétruit car  on pouvait être plus heureux s’il y ‘avait pas toute cette folie meurtrière.

Le film est passé au festival « Maghreb si loin si proche » dans le sud de la France et à d’autres endroits  et  presque à chaque fois il ya quelqu’un qui pleure. Moi ça me surprend parce que les gens disent qu’il y a pas dans le film d’événements émotionnels qui devaient nous déclencher ça  mais c’est parce que ça nous relie quelque part au sacré, le sacré de la simplicité des choses. Ça fait comme une méditation, une longue méditation et pendant un moment on est bien, on est tellement bien qu’il y’en a pour pleurer. Ils découvrent un peintre qui se sert de tout ce qu’il y a autour de lui et  avec trois fois rien il fait des miracles. Le film est passé en France, en Espagne et bientôt au Maroc.  A chaque fois les gens sont touchés et sont  très émus par le talent d’Oumar et par la beauté toute simple du quotidien qui devient sacré et ça leur fait chaud au cœur.

Yero Amel Ndiaye

 

Publié par : thiaski | mai 4, 2017

RENCONTRES DE BAMAKO : APPEL À CANDIDATURES 2017

Organisées par le Ministère de la Culture du Mali et l’Institut français, les Rencontres de Bamako sont la principale manifestation consacrée à la photographie contemporaine et aux nouvelles images en Afrique. Plateforme de découvertes, d’échanges et de visibilité, elles s’inscrivent comme un lieu incontournable de révélation des photographes africains, un temps d’échange avec le public malien et les professionnels du monde entier. La 11e édition se tiendra du 2 décembre 2017 au 31 janvier 2018, avec des journées professionnelles du 2 au 5 décembre 2017.

Samuel Sidibé, Directeur du Musée National du Mali, est le Délégué général des Rencontres de Bamako. Marie-Ann Yemsi, consultante culturelle et commissaire d’exposition indépendante, assure le commissariat de cette édition intitulée « Afrotopia ».
L’exposition panafricaine, au cœur de la manifestation, est le résultat d’une sélection de photographes et vidéastes africains, basés sur le continent ou dans les diasporas.
L’appel à candidatures pour la participation des photographes et artistes vidéo à l’exposition panafricaine de la 11e édition des Rencontres de Bamako est ouvert jusqu’au 15 juin 2017.
Les dossiers des candidats doivent être renseignés, et les documents requis téléchargés, sur la plateforme internet « Rencontres de Bamako 2017 » à partir du 5 mai 2017.
L’enregistrement des dossiers se fait sur cette plateforme numérique. Merci de créer un compte, qui vous permet d’accéder à votre page où vous pouvez remplir le formulaire et télécharger vos documents.
Si vous rencontrez des difficultés à vous connecter, remplir le dossier en ligne ou télécharger les documents, nous vous remercions d’écrire avant le 10 juin 2017 à Mantchini TRAORE

 

CONTACTS

MALI
Samuel SIDIBE
Délégué Général des Rencontres de Bamako
Tél: + 223 20 23 19 09
Mel: musee@afribonemali.net
FRANCE
Mantchini TRAORE
Institut français – Chargée de projets Afrique et Caraïbes en Création – Département des échanges et coopérations artistiques

Publié par : thiaski | avril 24, 2017

Des films et des rencontres

 

moussa-toureA l’occasion de la 4ème édition du festival « Cinémas des frontières » qui a démarré le 19 Avril, des films des pays voisins et de la Mauritanie ont été projetés pendant trois jours  à l’Institut français de Mauritanie.  A l’ouverture « EL DJINN » de l’algérienne Yasmine Chouikh a marqué les esprits. Le film raconte le parcours initiatique d’une jeune fille  arrivée à l’âge de la puberté. Pour devenir femme, la trajectoire d’Amber, le personnage principal  est parsemé de nombreuses épreuves. Elle doit  entre autres affronter les esprits qui hantent son village. Ainsi l’artiste exhibe avec panace les us, les coutumes et les croyances ancestraux  enfouis dans le tréfonds de la mémoire collective d’un peuple qui cherche à tout prix à conserver son identité. C’est un film qui démontre aussi qu’en Afrique les ressemblances culturelles sont têtues. Partout dans le continent le monde invisible constitué « de Djinn » est caractéristique.

A la clôture, la rencontre avec  le réalisateur sénégalais Moussa Touré. Son film « LA PIROGUE » a été projeté et débattu en public. Une œuvre très bien réalisée avec des images chocs. Le film est toujours d’actualité malgré qu’il date de 2012 car à l’époque il s’agissait pour le cinéaste d’alerter contre la migration clandestine qui était juste à ses débuts. Depuis le phénomène s’est empiré avec des dizaines de milliers de morts de noyade dans l’océan. Alors  le message a –t-il été entendu ? « Notre rôle entant que cinéaste, c’est de mettre le doigt sur quelque chose. La décision de changer quoi que ce soit appartient à d’autres » philosophe-t-il n’ayant pas voulu certainement  indexer les politiques. Au cours  des  très riches  échanges avec l’auditoire où il a déroulé sa vaste culture et  sa parfaite maîtrise, Moussa Touré a levé un voile sur ses projets futurs. Il a expliqué qu’il est entrain en ce moment  de revisiter l’Histoire avec un retour aux siècles derniers et les rapports entre l’Afrique et le reste du monde auront une place de choix dans ses prochains films. Cela se situe – c’est connu-  dans le sillage  de  sa perpétuelle quête de  l’identité fondamentale africaine. Cette fois- ci nous découvriront encore de larges pans de notre histoire méconnue.

 

Yero  NDiaye

Publié par : thiaski | avril 17, 2017

A Gorée, les cours se parent d’œuvres d’arts

 

 

ArletteLa 11ème édition de l’événement culturel  « Gorée – Regards sur Cours » aura lieu du 29 Avril au 1er Mai dans l’Ile chargée d’histoire. Cette année, le thème choisi est « L’eau et l’ailleurs ». Un thème pertinent car l’eau est un puissant vecteur de communication. C’est à travers cette source que des millions d’esclaves africains  ont transité vers d’autres  mondes. La particularité de cette manifestation culturelle désormais inscrite sur l’Agenda international est d’ouvrir une cinquantaine de maisons aux œuvres d’arts et au public. Une démarche singulière qui crée l’osmose  entre les habitants de la cité historique et les nombreux visiteurs qui débarquent de « Coumba Castel », la chaloupe qui dessert l’Ile à partir du port de Dakar.  La Mauritanie sera présente  pour la première fois à ce rendez – vous au côté de bien d’autres pays  grâce  l’artiste Arlette Vandeneycken ( notre photo). Elle a du talent, l’œil avisé et un goût aiguisé pour les formes et les couleurs. «Sa démarche artistique est une réflexion philosophique sur la société» comme l’a bien souligné le Directeur du Musée National dans son discours à l’occasion de sa première exposition au Musée  du 3 au 17 Février 2017 sous le thème « Réactif Bleu Color Index 19 ». Un magnifique travail que vous pouvez voir   sur le site Web de l’artiste : www.arlettevandeneycken.com

En visitant ce site vous pourrez mesurer combien cette dame est amoureuse de notre continent. Partout où elle passe elle apporte sa contribution au développement de nos sociétés. Au Rwanda, au Cameroun et maintenant en Mauritanie.

 

Yero Ndiaye

 

 

 

Cinemas des frontières « Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. » Jean-Luc Godard

Et si on parlait du cinéma des pays frontaliers à la Mauritanie ? Cinq pays à l’honneur, 4 réalisateurs invités, 3 jours de projections, des débats et des rencontres…

/// LE PROGRAMME ///

MERCREDI 19 AVRIL • 18H30

• EL DJINN, de Yasmine Chouikh – Algérie – VOSTFR – 2010 – 20 min
Synopsis : A sa puberté AMBER a trois jours pour échapper au DJINN qui hante son village, mais sa rencontre avec AMEL va tout bouleverser.

Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Yasmine CHOUIKH.

• C’EST EUX LES CHIENS, de Hicham LASRI – Maroc – VOSTFR – 2014 – 85 min
Synopsis : Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les « émeutes du pain ». Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé.

JEUDI 20 AVRIL • 18H30

• DROGBA EST MORT, de Moussa Diarra & Eric Rivot – Mali – VOSTFR – 2009 – 9 min
Synopsis : Le destin tragique d’un petit mendiant qui rêvait de devenir footballeur.

• POURQUOI PAS NOUS, de Médina N’DIAYE – Mauritanie – VOSTFR – 2016 – 10 min
Synopsis : Ce film retrace le parcours de Fatou Niang, footballeuse au sein du club « Camara », tout en montrant le quotidien de femmes joueuses de foot qui rêvent de concilier foot, familles et société dans une parfaite harmonie.

Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Médina N’DIAYE.

• BALL BI, de Khalifa SY – Mauritanie – VOSTFR – 2015 – 12 min
Synopsis : Ce film retrace la passion d’un garçon amoureux du ballon rond fan de Messi.

Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur Khalifa SY.

• FRONTIÈRES 2 : LAAWOL JAM & KEEROL
Film atelier Passeurs d’images, France/Mauritanie – 2015 – 27 & 24 min

LAAWOL JAM (France) et KEEROL (Mauritanie), deux films écrits par des adolescents, nous racontent les trajectoires de deux jeunes femmes déracinées. Elles vont devoir se confronter à leur nouvel environnement géographique, familial et culturel, afin de trouver leur place dans leur nouvelle vie, tout en respectant leurs propres choix.

Dans LAAWOL JAM, Nioukourou, mauritanienne, arrive en France pour suivre des études de droit, mais secrètement elle aime chanter et a une âme d’artiste. Par hasard, elle va rencontrer David, qui va l’encourager dans cette voie. Mais Nioukourou vit chez sa tante et Lalli, sa cousine, accompagnée de sa bande, va tout faire pour contrarier ses plans…

Dans KEEROL, Lalli revient en Mauritanie après dix ans de vie au Canada. Elle doit rencontrer Ahmed, avec qui elle tchate sur internet. C’est sans compter sur Nioukourou, sa plus vieille amie, qui va s’employer à faire échouer cette rencontre, car Ahmed est le fils d’une famille ennemie…

Projet réalisé par la région Ile de France, Arcadi, le Conseil départemental de la Seine St Denis, l’association des migrants djéolois (l’ARDF) et le Comité de Jumelage de Noisy le Sec, producteur.

VENDREDI 21 AVRIL • 19H00

• FRONT-TERRE, de Aly DEIDA, Lauréat du Prix Cinémas des Frontières 2016
FRONT-TERRE, regard croisé sur les frontières vu par 5 citoyens de 5 pays, a été réalisé dans le cadre du Prix Cinémas des Frontières décerné à l’occasion de l’édition 2016 du festival Nouakshort Film.

• LA PIROGUE, de Moussa TOURÉ – Sénégal – VOSTFR – 2012 – 87 min
Synopsis : Un village de pêcheurs dans la grande banlieue de Dakar, d’où partent de nombreuses pirogues. Au terme d’une traversée souvent meurtrière, elles vont rejoindre les îles Canaries en territoire espagnol.
Baye Laye est capitaine d’une pirogue de pêche, il connaît la mer. Il ne veut pas partir, mais il n’a pas le choix. Il devra conduire 30 hommes en Espagne. Ils ne se comprennent pas tous, certains n’ont jamais vu la mer et personne ne sait ce qui l’attend.

Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur Moussa TOURÉ.

/// LES INVITÉS ///

Yasmine CHOUIKH, Maroc
Moussa TOURÉ, Sénégal
Khalifa SY, Mauritanie
Médina N’DIAYE, Mauritanie

/// A NOTER ÉGALEMENT ///

• MASTER’CAFET
JEUDI 20 AVRIL • 17h
Rencontre avec Yasmine CHOUIKH et Moussa TOURÉ à la cafétéria de l’IfM.

• ATELIER
JEUDI 20 & VENDREDI 21 AVRIL • 16h
Atelier lecture d’images destinés aux jeunes réalisateurs, animé par la Maison des Cinéastes et soutenu par le SCAC de l’Ambassade de France

En partenariat avec la Maison des Cinéastes دار السينمائيين

Entrée gratuite / Grande salle de l’IfM

 

Macky Sallle Centre Indépendant de Recherches et d’Initiatives pour le Dialogue en Afrique  (CIRID), l’a fait connaître dans un communiqué daté du mercredi 22 mars 2017 après avoir reçu ce jour au Palais des  Nations Unies à Genève,  le parrain ,à l’occurrence le Président de la République  du  Sénégal Monsieur Macky Sall.

Pour cette distinction de l’édition 2017 dotée d’un montant de 50.000 £euro et après délibération du jury international, le CIRID va organiser en septembre 2017 une grande cérémonie de remise officielle du Prix Macky Sall à Genève, siège de l’organisation indépendante. Pour cette organisation,  la  distinction servira à honorer et encourager toutes les initiatives de dialogue politique et social en Afrique. Elle veut aussi envoyer un message significatif destiné à appuyer et accompagner les efforts de l’Union Africaine (UA) et des ensembles régionaux et sous régionaux qui la composent, y compris la diaspora, qui constitue, selon l’UA, la sixième force géopolitique du continent.

Yero Ndiaye

 

Publié par : thiaski | juillet 16, 2016

Ouverture du festival de la commune de Bababé

Démarrage du festival de la commune de Bababé vendredi dans la matinée par un imposant défilé très coloré. Les 21 localités de la commune ont chacune présenté ses aspects traditionnels les plus caractéristiques. Dans son discours qu’il a prononcé à l’ouverture, le maire BA Abdoulaye Mamadou a mis l’accent sur l’importance pour lui d’avoir réussi à rassembler toutes les sensibilités des ressortissants de Bababé qui unissent leurs efforts pour le développement intégré de la commune. Il voit dans cette démarche unificatrice une voie royale tracée et un exemple probant pour réussir notre unité nationale tant enchantée.Il a remonté l’histoire pour souligner qu’à Bababé il a toujours existé des liens très étroits entre les différentes communautés voisines arabes et négro-africaines qui ont pu inventer des systèmes apaisés de cohabitation à travers le temps. C’est ce qui doit aujourd’hui consister notre référence dira-t-il dans une Mauritanie où les expressions identitaires se font de plus en plus avec violence. Le programme très riche se poursuit avec des visites des réalisations de la commune, des conférences et des soirées artistiques et culturelles.DSC_0173

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