Publié par : thiaski | mai 4, 2017

RENCONTRES DE BAMAKO : APPEL À CANDIDATURES 2017

Organisées par le Ministère de la Culture du Mali et l’Institut français, les Rencontres de Bamako sont la principale manifestation consacrée à la photographie contemporaine et aux nouvelles images en Afrique. Plateforme de découvertes, d’échanges et de visibilité, elles s’inscrivent comme un lieu incontournable de révélation des photographes africains, un temps d’échange avec le public malien et les professionnels du monde entier. La 11e édition se tiendra du 2 décembre 2017 au 31 janvier 2018, avec des journées professionnelles du 2 au 5 décembre 2017.

Samuel Sidibé, Directeur du Musée National du Mali, est le Délégué général des Rencontres de Bamako. Marie-Ann Yemsi, consultante culturelle et commissaire d’exposition indépendante, assure le commissariat de cette édition intitulée « Afrotopia ».
L’exposition panafricaine, au cœur de la manifestation, est le résultat d’une sélection de photographes et vidéastes africains, basés sur le continent ou dans les diasporas.
L’appel à candidatures pour la participation des photographes et artistes vidéo à l’exposition panafricaine de la 11e édition des Rencontres de Bamako est ouvert jusqu’au 15 juin 2017.
Les dossiers des candidats doivent être renseignés, et les documents requis téléchargés, sur la plateforme internet « Rencontres de Bamako 2017 » à partir du 5 mai 2017.
L’enregistrement des dossiers se fait sur cette plateforme numérique. Merci de créer un compte, qui vous permet d’accéder à votre page où vous pouvez remplir le formulaire et télécharger vos documents.
Si vous rencontrez des difficultés à vous connecter, remplir le dossier en ligne ou télécharger les documents, nous vous remercions d’écrire avant le 10 juin 2017 à Mantchini TRAORE

 

CONTACTS

MALI
Samuel SIDIBE
Délégué Général des Rencontres de Bamako
Tél: + 223 20 23 19 09
Mel: musee@afribonemali.net
FRANCE
Mantchini TRAORE
Institut français – Chargée de projets Afrique et Caraïbes en Création – Département des échanges et coopérations artistiques

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Publié par : thiaski | avril 24, 2017

Des films et des rencontres

 

moussa-toureA l’occasion de la 4ème édition du festival « Cinémas des frontières » qui a démarré le 19 Avril, des films des pays voisins et de la Mauritanie ont été projetés pendant trois jours  à l’Institut français de Mauritanie.  A l’ouverture « EL DJINN » de l’algérienne Yasmine Chouikh a marqué les esprits. Le film raconte le parcours initiatique d’une jeune fille  arrivée à l’âge de la puberté. Pour devenir femme, la trajectoire d’Amber, le personnage principal  est parsemé de nombreuses épreuves. Elle doit  entre autres affronter les esprits qui hantent son village. Ainsi l’artiste exhibe avec panace les us, les coutumes et les croyances ancestraux  enfouis dans le tréfonds de la mémoire collective d’un peuple qui cherche à tout prix à conserver son identité. C’est un film qui démontre aussi qu’en Afrique les ressemblances culturelles sont têtues. Partout dans le continent le monde invisible constitué « de Djinn » est caractéristique.

A la clôture, la rencontre avec  le réalisateur sénégalais Moussa Touré. Son film « LA PIROGUE » a été projeté et débattu en public. Une œuvre très bien réalisée avec des images chocs. Le film est toujours d’actualité malgré qu’il date de 2012 car à l’époque il s’agissait pour le cinéaste d’alerter contre la migration clandestine qui était juste à ses débuts. Depuis le phénomène s’est empiré avec des dizaines de milliers de morts de noyade dans l’océan. Alors  le message a –t-il été entendu ? « Notre rôle entant que cinéaste, c’est de mettre le doigt sur quelque chose. La décision de changer quoi que ce soit appartient à d’autres » philosophe-t-il n’ayant pas voulu certainement  indexer les politiques. Au cours  des  très riches  échanges avec l’auditoire où il a déroulé sa vaste culture et  sa parfaite maîtrise, Moussa Touré a levé un voile sur ses projets futurs. Il a expliqué qu’il est entrain en ce moment  de revisiter l’Histoire avec un retour aux siècles derniers et les rapports entre l’Afrique et le reste du monde auront une place de choix dans ses prochains films. Cela se situe – c’est connu-  dans le sillage  de  sa perpétuelle quête de  l’identité fondamentale africaine. Cette fois- ci nous découvriront encore de larges pans de notre histoire méconnue.

 

Yero  NDiaye

Publié par : thiaski | avril 17, 2017

A Gorée, les cours se parent d’œuvres d’arts

 

 

ArletteLa 11ème édition de l’événement culturel  « Gorée – Regards sur Cours » aura lieu du 29 Avril au 1er Mai dans l’Ile chargée d’histoire. Cette année, le thème choisi est « L’eau et l’ailleurs ». Un thème pertinent car l’eau est un puissant vecteur de communication. C’est à travers cette source que des millions d’esclaves africains  ont transité vers d’autres  mondes. La particularité de cette manifestation culturelle désormais inscrite sur l’Agenda international est d’ouvrir une cinquantaine de maisons aux œuvres d’arts et au public. Une démarche singulière qui crée l’osmose  entre les habitants de la cité historique et les nombreux visiteurs qui débarquent de « Coumba Castel », la chaloupe qui dessert l’Ile à partir du port de Dakar.  La Mauritanie sera présente  pour la première fois à ce rendez – vous au côté de bien d’autres pays  grâce  l’artiste Arlette Vandeneycken ( notre photo). Elle a du talent, l’œil avisé et un goût aiguisé pour les formes et les couleurs. «Sa démarche artistique est une réflexion philosophique sur la société» comme l’a bien souligné le Directeur du Musée National dans son discours à l’occasion de sa première exposition au Musée  du 3 au 17 Février 2017 sous le thème « Réactif Bleu Color Index 19 ». Un magnifique travail que vous pouvez voir   sur le site Web de l’artiste : www.arlettevandeneycken.com

En visitant ce site vous pourrez mesurer combien cette dame est amoureuse de notre continent. Partout où elle passe elle apporte sa contribution au développement de nos sociétés. Au Rwanda, au Cameroun et maintenant en Mauritanie.

 

Yero Ndiaye

 

 

 

Cinemas des frontières « Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. » Jean-Luc Godard

Et si on parlait du cinéma des pays frontaliers à la Mauritanie ? Cinq pays à l’honneur, 4 réalisateurs invités, 3 jours de projections, des débats et des rencontres…

/// LE PROGRAMME ///

MERCREDI 19 AVRIL • 18H30

• EL DJINN, de Yasmine Chouikh – Algérie – VOSTFR – 2010 – 20 min
Synopsis : A sa puberté AMBER a trois jours pour échapper au DJINN qui hante son village, mais sa rencontre avec AMEL va tout bouleverser.

Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Yasmine CHOUIKH.

• C’EST EUX LES CHIENS, de Hicham LASRI – Maroc – VOSTFR – 2014 – 85 min
Synopsis : Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les « émeutes du pain ». Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé.

JEUDI 20 AVRIL • 18H30

• DROGBA EST MORT, de Moussa Diarra & Eric Rivot – Mali – VOSTFR – 2009 – 9 min
Synopsis : Le destin tragique d’un petit mendiant qui rêvait de devenir footballeur.

• POURQUOI PAS NOUS, de Médina N’DIAYE – Mauritanie – VOSTFR – 2016 – 10 min
Synopsis : Ce film retrace le parcours de Fatou Niang, footballeuse au sein du club « Camara », tout en montrant le quotidien de femmes joueuses de foot qui rêvent de concilier foot, familles et société dans une parfaite harmonie.

Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Médina N’DIAYE.

• BALL BI, de Khalifa SY – Mauritanie – VOSTFR – 2015 – 12 min
Synopsis : Ce film retrace la passion d’un garçon amoureux du ballon rond fan de Messi.

Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur Khalifa SY.

• FRONTIÈRES 2 : LAAWOL JAM & KEEROL
Film atelier Passeurs d’images, France/Mauritanie – 2015 – 27 & 24 min

LAAWOL JAM (France) et KEEROL (Mauritanie), deux films écrits par des adolescents, nous racontent les trajectoires de deux jeunes femmes déracinées. Elles vont devoir se confronter à leur nouvel environnement géographique, familial et culturel, afin de trouver leur place dans leur nouvelle vie, tout en respectant leurs propres choix.

Dans LAAWOL JAM, Nioukourou, mauritanienne, arrive en France pour suivre des études de droit, mais secrètement elle aime chanter et a une âme d’artiste. Par hasard, elle va rencontrer David, qui va l’encourager dans cette voie. Mais Nioukourou vit chez sa tante et Lalli, sa cousine, accompagnée de sa bande, va tout faire pour contrarier ses plans…

Dans KEEROL, Lalli revient en Mauritanie après dix ans de vie au Canada. Elle doit rencontrer Ahmed, avec qui elle tchate sur internet. C’est sans compter sur Nioukourou, sa plus vieille amie, qui va s’employer à faire échouer cette rencontre, car Ahmed est le fils d’une famille ennemie…

Projet réalisé par la région Ile de France, Arcadi, le Conseil départemental de la Seine St Denis, l’association des migrants djéolois (l’ARDF) et le Comité de Jumelage de Noisy le Sec, producteur.

VENDREDI 21 AVRIL • 19H00

• FRONT-TERRE, de Aly DEIDA, Lauréat du Prix Cinémas des Frontières 2016
FRONT-TERRE, regard croisé sur les frontières vu par 5 citoyens de 5 pays, a été réalisé dans le cadre du Prix Cinémas des Frontières décerné à l’occasion de l’édition 2016 du festival Nouakshort Film.

• LA PIROGUE, de Moussa TOURÉ – Sénégal – VOSTFR – 2012 – 87 min
Synopsis : Un village de pêcheurs dans la grande banlieue de Dakar, d’où partent de nombreuses pirogues. Au terme d’une traversée souvent meurtrière, elles vont rejoindre les îles Canaries en territoire espagnol.
Baye Laye est capitaine d’une pirogue de pêche, il connaît la mer. Il ne veut pas partir, mais il n’a pas le choix. Il devra conduire 30 hommes en Espagne. Ils ne se comprennent pas tous, certains n’ont jamais vu la mer et personne ne sait ce qui l’attend.

Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur Moussa TOURÉ.

/// LES INVITÉS ///

Yasmine CHOUIKH, Maroc
Moussa TOURÉ, Sénégal
Khalifa SY, Mauritanie
Médina N’DIAYE, Mauritanie

/// A NOTER ÉGALEMENT ///

• MASTER’CAFET
JEUDI 20 AVRIL • 17h
Rencontre avec Yasmine CHOUIKH et Moussa TOURÉ à la cafétéria de l’IfM.

• ATELIER
JEUDI 20 & VENDREDI 21 AVRIL • 16h
Atelier lecture d’images destinés aux jeunes réalisateurs, animé par la Maison des Cinéastes et soutenu par le SCAC de l’Ambassade de France

En partenariat avec la Maison des Cinéastes دار السينمائيين

Entrée gratuite / Grande salle de l’IfM

 

Macky Sallle Centre Indépendant de Recherches et d’Initiatives pour le Dialogue en Afrique  (CIRID), l’a fait connaître dans un communiqué daté du mercredi 22 mars 2017 après avoir reçu ce jour au Palais des  Nations Unies à Genève,  le parrain ,à l’occurrence le Président de la République  du  Sénégal Monsieur Macky Sall.

Pour cette distinction de l’édition 2017 dotée d’un montant de 50.000 £euro et après délibération du jury international, le CIRID va organiser en septembre 2017 une grande cérémonie de remise officielle du Prix Macky Sall à Genève, siège de l’organisation indépendante. Pour cette organisation,  la  distinction servira à honorer et encourager toutes les initiatives de dialogue politique et social en Afrique. Elle veut aussi envoyer un message significatif destiné à appuyer et accompagner les efforts de l’Union Africaine (UA) et des ensembles régionaux et sous régionaux qui la composent, y compris la diaspora, qui constitue, selon l’UA, la sixième force géopolitique du continent.

Yero Ndiaye

 

Publié par : thiaski | juillet 16, 2016

Ouverture du festival de la commune de Bababé

Démarrage du festival de la commune de Bababé vendredi dans la matinée par un imposant défilé très coloré. Les 21 localités de la commune ont chacune présenté ses aspects traditionnels les plus caractéristiques. Dans son discours qu’il a prononcé à l’ouverture, le maire BA Abdoulaye Mamadou a mis l’accent sur l’importance pour lui d’avoir réussi à rassembler toutes les sensibilités des ressortissants de Bababé qui unissent leurs efforts pour le développement intégré de la commune. Il voit dans cette démarche unificatrice une voie royale tracée et un exemple probant pour réussir notre unité nationale tant enchantée.Il a remonté l’histoire pour souligner qu’à Bababé il a toujours existé des liens très étroits entre les différentes communautés voisines arabes et négro-africaines qui ont pu inventer des systèmes apaisés de cohabitation à travers le temps. C’est ce qui doit aujourd’hui consister notre référence dira-t-il dans une Mauritanie où les expressions identitaires se font de plus en plus avec violence. Le programme très riche se poursuit avec des visites des réalisations de la commune, des conférences et des soirées artistiques et culturelles.DSC_0173

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Publié par : thiaski | mai 31, 2016

Oumar Ball sculpte l’envol

Oumar Balla

A la galerie  Atiss , l’installation d’Oumar Ball remplit les hauteurs. Des oiseaux du Banc  d’Arguin tissés en fil de fer.  Pluvier doré, avocette élégante, flamant, pélican, héron, entre autres espèces en vol plané ou posé sur la plage. Le reflet des ombres sur les murs illuminés dessine les contours  d’un réel différé : Le bruit des vagues sur les récifs, les chants des oiseaux, le ballet des mulets  sur les filets des imraguens. L’œuvre du  jeune prodige est un calme assourdissant. Un travail méticuleux.  L’artiste laisse libre cours à sa soif de liberté. Il invite à ouvrir les horizons, à libérer les énergies.  L’artiste  replonge  dans sa tendre enfance, période propice  aux jeux où il affectionnait le maniement du fil de fer.  «Je ramassais des morceaux de fer, du fil, de l’argile et je faisais des jouets » confesse – t- il. Pour sa première exposition à  la Biennale de Dakar, Oumar Ball  a marqué les esprits.  Il côtoie d’autres créateurs venus d’autres contrées à la manière des oiseaux migrateurs  qui se rencontrent. Son homonyme Oumar BA du Sénégal, Adad Hannah des Amériques, Alexis Peskine du Brésil,  Patrick Joel Tatcheda du Cameroun, Siaka Soppo Traoré du Burkina Faso et Emmanuel Trousse de Monaco. Il faut rappeler que la  galerie Atiss a déjà accueilli des artistes de renom dont le maître Soly Cissé du Sénégal. Cette exposition a particulièrement intéressé les biennalistes.

 

Yero Ndiaye

Mouna

Nous avons rencontré quelques  artistes  maghrébines   sélectionnées dans l’exposition IN de la 12ème  édition de la Biennale de l’art contemporain africain de Dakar.  Leurs œuvres rendent compte des réalités et des ambiances dans l’espace maghrébin de leurs pays d’origine. La condition de la femme, les régimes politiques, les croyances populaires, les interdits, Les mauvaises habitudes… Elles traitent aussi de la question de l’identité et de la problématique de l’intégration des émigrés. Ces grandes dames ont presque toutes en commun d’être  tiraillées entre l’occident et leurs pays d’origine. L’algérienne Dalila Dalleas Bouzar  vit en France. Elle ressent les pressions de l’exil jusque dans sa palette d’artiste. « je me révolte contre une volonté qui sévit en occident d’imposer  aux créateurs africains des formats de créations artistiques » avait – elle protesté dans un entretien qu’elle nous avait accordé lors de l’édition de la Biennale de 2010.  L’œuvre qu’elle présente cette année  se situe dans le prolongement  de son  éternelle quête de la dignité.  « Les princesses » est une séries de dix peintures représentant des femmes algériennes photographiées par Marc Garanger durant la guerre d’Algérie dans les camps de regroupement. Ces femmes obligées de se dévoiler ont senti une profonde violation de leurs intégrités physiques. Dalila leur a rendu la dignité en les peignant comme de véritables princesses avec des couronnes en or. La tunisienne Mouna Jamal Siala  conte sa propre histoire dans ses toiles. Elle met en scène  ses propres émotions, s’interroge sur son identité entant que femme, entant que mère. L’installation qu’elle présente est intitulée «Quand l’espace raconte le temps». C’est un linge étalé dans la maison de ses grands parents aujourd’hui disparus. Une manière de raviver les souvenirs d’une vie antérieure. Car le linge exprime une certaine poésie. Des actes, des couleurs, des odeurs, de la vie tout court. Mouna est une artiste de renommée mondiale qui ne ferme pas la bouche par rapport à certaines déviances sociales. Dans sa performance «Café transparent» elle  s’insurge contre la corruption en Afrique et dans le monde. Il s’agit de rendre transparent  le tête-à-tête  entre deux personnages assis face à face.  Tout dans leur dialogue doit être clair. De l’expression des yeux  jusqu’aux mouvements de la monnaie et des objets qu’ils échangent en dessous de la table.

Les œuvres de la marocaine Safaa Mazirh ont crée une forte sensation. Elle présente une série de photos sans titres  représentant un corps de femme dans différentes postures. Un corps qui se multiplie de manière asymétrique. Les images qui sont par endroit floutées montrent une certaine turbulence, un certain malaise  et  un profond questionnement. L’expression des visages, les gestes des mains, les mouvements des bustes, expriment des états d’âme.  La mélancolie, la souffrance des femmes face aux violences qu’elles subissent quotidiennement. Safaa Raconte l’histoire de la femme marocaine. Elle  se bât contre les tabous qui minent sa société avec  comme seule arme,  son propre corps.

Sa compatriote Fatima Mazmouz  est plus sensible  aux  pulsions de son Cœur. «Je questionne tout le temps mon coeur» a –t-elle reconnu. Elle présente une installation nommée «Super Oum». Une série de photos mettant en scène les différentes étapes d’une  grossesse.  Elle  évoque les espoirs et les peines d’une femme dans un tel état. Le cheminement dans le temps soulève des interrogations. Y’aura-t-il oui ou non un accouchement. Comment se fera –t-il ? Que deviendra le bébé mis au monde ? Le risque d’avortement est toujours à l’ordre du jour. Pire encore, il y a des grossesses qui n’arrivent jamais à termes.  En se servant du ventre d’une mère, Fatima Mazmouz peint une société en mal avec ses identités. Elle indexe les difficultés d’intégration des émigrés, les échecs des cohabitations entre différentes communautés, entre  différentes cultures. Les politiques  mal pensées  qui freinent  le développement de nos pays, les lendemains incertains…

A la Biennale 2016, Les maghrébines ont fini d’imprimer leurs marques. Leurs travaux ont attiré beaucoup de visiteurs.

 

Yero  Ndiaye

 

RassoulLa 12 ème édition de la Biennale de l’Art Contemporain Africain  se poursuit à Dakar. Les expositions sont sur place jusqu’au 2 juin prochain. Il est encore possible d’aller voir les œuvres partout dans la ville mais également dans les  régions.  L’édition de cette année a connu un éclatant succès pour plusieurs raisons.  Tout d’abord, elle a permis au Sénégal d’être une destination prisée des artistes, des critiques, des  collectionneurs et marchands d’arts, ou de simples touristes férus de culture. Un nombre important de médias de grande renommée internationale  ont fait aussi le voyage de Dakar.

Dak’art 20016 a été aussi l’occasion d’impliquer le secteur privé dans la dynamique de la création artistique. Le Président du comité d’orientation de la Biennale n’est autre que le patron des patrons sénégalais. Une conjugaison d’efforts qui fera de la culture un secteur économiquement rentable. Mais  l’innovation de taille  a été la volonté des architectes de la Biennale de réhabiliter des lieux autrefois chargés d’histoire. Tombé en désuétude depuis belles lurettes, l’ancien palais de justice situé au Cap manuel  qui avait accueilli l’exposition d’arts à l’occasion de la première édition du festival mondial des arts  nègres de 1966, abrite l’exposition IN, des artistes sélectionnés. Ce grand bâtiment a été « ré enchanté ». Aujourd’hui  plusieurs voix se lèvent pour souhaiter que cette place mythique soit dédiée au musée d’art contemporain tant espéré au pays de Senghor. De même l’ancienne gare ferroviaire qui avait  imprimé sa marque indélébile dans l’histoire politique, économique et sociale des états de l’Afrique de l’ouest est devenue le village du festival.  Elle a été ramenée à la vie grâce à une forte dose de concerts, de symposiums, de performances, d’installations et autres rencontres culturelles inscrits dans l’agenda de la Biennale. Pendant un mois cette belle bâtisse aux splendides courbes  sera l’un des endroits les plus fréquentés de la ville comme à la belle époque. Ce qui donnera sûrement des idées aux décideurs pour rendre à Dakar sa gare à la manière de toutes les grandes cités modernes du monde.

« Cette année la Mauritanie est venue en force  » a indiqué le Secrétaire  Général de la Biennale Mahmad Rassouloulaye  Seydi qui a vivement félicité toutes les personnes qui ont contribué à la présence de notre pays. Mais si la Mauritanie a été bien représentée par ses talentueux artistes dans le OFF c’est surtout grâce à lui. Depuis son arrivée à la tête du Secrétariat Général de la Biennale de l’Art Contemporain Africain de Dakar, Monsieur Seydi n’a ménagé aucun effort  pour impliquer les pays limitrophes du Sénégal. « Notre  souhait est que Dak’art soit aussi l’affaire des pays voisins » avait –il annoncé un an auparavant. C’est cette volonté de jeter les passerelles entre les peuples qui a aussi permis au Mali de montrer à ce rendez – vous  le génie de ses créateurs et la richesse de ses galeries. Un exemple à suivre pour l’intégration de la sous –région grâce à la culture.

 

Yero Ndiaye

 

Publié par : thiaski | novembre 23, 2015

L’Appel à candidature de Dak’Art 2016

Appel à candidature

12ème édition de la Biennale de Dakar

« La Cité dans le jour bleu »

Secrétaire général : Mahmadou Rassouloulaye SEYDI

Directeur artistique : Simon NJAMI

Organisée par le Ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal, la 12ème édition de la Biennale de Dakar se tiendra du 3 mai au 2 Juin 2016. Elle sera mise en œuvre par le Secrétariat général, dirigé par Monsieur Mahmadou Rassouloulaye SEYDI.

Dak’Art est la toute première biennale d’art contemporain du continent africain, fondée en 1994. Elle reste aujourd’hui la principale manifestation africaine dédiée à la création contemporaine.

Simon Njami, écrivain et commissaire d’exposition indépendant, est le Directeur artistique de la 12e édition de la Biennale de Dakar, prévue en mai 2016.

Pour point de départ de Dak’Art 2016, qui a pour titre «  La Cité dans le jour bleu », Simon Njami a choisi un extrait d’un poème de Senghor :« Ta voix nous dit la République, que nous dresserons la Cité dans le jour bleu :Dans l’égalité des peuples fraternels. Et nous répondons : Présents, O Guelowâr »

« Ceux qui répondront présents seront ceux qui, sans honte et sans pudeur, oseront se dire Africains à la face du monde, en faisant fi de tous les préjugés et de tous les regards qui ont été portés sur le continent. Bien au contraire. En revendiquant les blessures, les erreurs, les tâtonnements, et en ne craignant pas d’affirmer le génie de leurs terres devant les rires goguenards des sceptiques professionnels. Car, au risque de paraître scandaleux, j’affirme que l’on ne nait pas Africain, on le devient. Devenir, c’est naitre au monde et c’est se découvrir. C’est opérer des choix existentiels qui vont déterminer la direction que va prendre notre vie. La seule manière d’appréhender cette Afrique dont chacun semble connaître la définition est de rassembler les pièces éparses de ce puzzle plusieurs fois millénaire. Devenir revient à exprimer au monde un point de vue. Et il n’est pas d’expression sans langage. Comprendre les artistes dits africains, c’est être capable de déchiffrer le langage original dans lequel chacun, à sa manière, dit son appartenance au monde. Car appartenir à un territoire et tenter d’en définir les contours ne doit pas nous faire perdre de vue le fait que tout territoire est avant tout une métaphore difficile à circonscrire. » (Simon Njami)

« Réenchantements », l’exposition internationale, au cœur de la manifestation, entend montrer une Afrique et des Africains dont l’objectif est de réenchanter le monde. Elle sera le résultat d’une sélection d’artistes africains et de la Diaspora.

L’appel à candidatures pour la participation des artistes à l’exposition est ouvert du 28 octobre au 21 décembre 2015.

Le dossier de candidature doit être dûment rempli et les documents requis, décrits ci-dessous, seront réunis sur un disque CD, envoyé au Secrétariat général de la Biennale avant le 21 décembre 2015.

INFORMATIONS & CONTACTS

Secrétaire général de la Biennale de Dakar : Mahmadou Rassouloulaye SEYDI

Téléphones : Bureau : (00 221) 33 823 09 18

 

Adresse Postale : Secrétariat général de la Biennale des Arts de Dakar,

19 avenue Hassane II (Ex Albert Sarraut), 1er étage,

Adresse courriel : http://www.dakart.net…………………..

DOSSIER DE CANDIDATURE

  • Formulaire de candidature à remplir

Le tout à envoyer sur CD à l’attention du Secrétaire général de la Biennale de Dakar

  • Biographie de l’artiste : en dix lignes (10 lignes)
  • Texte de présentation des 5 œuvres (lien avec le thème de la biennale) : en 1 page au maximum.
  • Visuels en haute définition : (300dpi pour 30×50 cm)

IDENTIFICATION DE L’ARTISTE 

Nom :

Prénom :

Date de naissance :

Pays de résidence :

Adresse de l’artiste :

Scan du passeport :

Portrait de l’artiste en haute résolution :

TABLEAU DES ŒUVRES

(à remplir correctement)

N° d’ordre Titre de l’œuvre Dimensions Année de création Matériaux Valeur de l’œuvre assurance Provenance des œuvres

Adresse de livraison des œuvres à l’issue de l’exposition :

Avez-vous présenté un dossier de candidature ou participé à une précédente édition de la Biennale de Dakar ? Si oui, en quelle année ?

Envoi par courrier ou mail : les pièces requises constituant le dossier de candidature doivent être envoyées avant le 15 décembre 2015 à l’adresse ci-dessous :

Secrétariat général de la Biennale des Arts de Dakar,

19, Avenue Hassane II (Ex Albert Sarraut), 1er étage,

BP  3865 Dakar RP- SENEGAL

Adresse mail de la Biennale (à créer)

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